| Ecrit par webmaster,
le 26-01-2010 02:17
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Après plusieurs années de dégringolade, la baisse du marché de la musique s'est nettement ralentie en France en 2009, selon un bilan annuel publié lundi, et la filière compte sur la mise en oeuvre de la loi Hadopi et de la "carte musique" pour soutenir cette tendance. En 2009, le marché de gros de la musique enregistré a totalisé 587,8 millions d'euros, en recul de 3,2% par rapport à 2008, a indiqué à Cannes le Snep, principal syndicat de producteurs français, à l'occasion du Midem (Marché international de la musique et de l'édition musicale).
Il s'agit d'une nette amélioration par rapport aux baisses enregistrées au cours des dernières années: -15% en 2008 et -17% en 2007. Depuis 2002, le marché de la musique enregistrée en France a baissé de 55%, a rappelé le Snep, pour qui ce ralentissement est "assez porteur d'espoir".
L'année 2009 a en fait été scindée en deux, avec une baisse de 17,8% au premier semestre, puis une embellie très nette de 9,2% au second semestre.
Les producteurs estiment que la reprise du marché pourrait être liée aux effets psychologiques de la loi Hadopi sur le public.
Même si les premiers avertissements aux internautes pratiquant le téléchargement illégal ne seront envoyés qu'au plus tôt en avril 2010, la loi a été fortement médiatisée lors de son adoption à l'automne.
"Il y a eu aussi sur les six derniers mois un certain nombre d'événements - comme la mort de Michael Jackson qui a relancé une partie de sa discographie - ainsi que beaucoup de sorties en fin d'année, ce qui prouve que plus une offre est riche plus le consommateur va acheter", a ajouté le PDG d'Universal Music France Pascal Nègre.
Sur l'ensemble de l'année, le marché physique (ventes de CD et de DVD), qui représente encore 87,1% du chiffre d'affaires des éditeurs phonographiques, a reculé de 3,4% (contre -19,5% en 2008) à 512 millions d'euros.
Le jeune marché numérique, qui était en progression constante au cours des dernières années, a lui aussi reculé de 1,9%, à 75,8 millions d'euros, en raison d'une forte restructuration.
Le marché des sonneries et des produits liés à la téléphonie mobile "en fin de cycle" a chuté de 41%. Mais les téléchargements ont bondi de 56%.
Pour la filière, 2010 devrait être une "année charnière", a estimé le président de Warner Music France Thierry Chassagne.
Les producteurs comptent beaucoup sur la mise en place effective de la loi Hadopi et sur la création d'une carte "musique" destinée à aider les jeunes à acheter de la musique en ligne pour doper le secteur.
Le SNEP a en revanche rappelé sa farouche opposition à la mise en place d'une gestion collective obligatoire des droits voisins (perçus par les producteurs et les interprètes) sur internet, préconisée par la mission Zelnik sur le développement des offres légales et la rémunération des créateurs.
L'UPFI, qui représente les producteurs indépendants, a également fait part de ses réticences et souhaité un "débat dépassionné" sur le sujet lors de la concertation qui va s'ouvrir sous l'égide du président de l'Ina, Emmanuel Hoog.
A l'opposé, l'Adami, qui administre les droits des artistes-interprètes, a fustigé la position "extrêmement dogmatique" des producteurs et insisté sur la nécessité de mettre fin au système actuel qui, pour les artistes, aboutit à des revenus +cacahouétiques+".
Le Spedidam, qui représente aussi les artistes-interprètes, est également favorable à la mesure, que le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a appelé de ses voeux dimanche
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